Nicolas CONTAMINE et la cornemuse

Né d’une mère originaire du canton de Tauves (63) et d’un père de Montaigut en Combrailles émigrés dans le bassin clermontois, Nicolas Contamine a toujours caressé le rêve d’habiter en Artense. Les trois années passées à travailler à Paris l’ont définitivement convaincu d’abandonner les villes qui ne sont pas des espaces faits pour lui. Depuis son enfance le bonheur est dans le pré, les bois à champignons et les  ruisseaux à truites ! L’Artense est en lui, l’isolement lui convient.

Il peint, dessine, fait beaucoup de photos et la lumière de l’Artense l’inspire.

Musicien, pianiste depuis l’âge de 5 ans ½ il a suivi un cursus musical complet jusqu’en classe de jazz à Villeurbanne.  «  Pour un clavier, hormis le classique, le jazz c’est une suite logique ». Et comme pour beaucoup d’autres musiciens, faire du bal, beaucoup de bals, c’est aussi une suite logique pour un clavier !

Nicolas voit dans sa passion pour les musiques traditionnelles une sorte d’ atavisme… car il est le  petit-cousin d’Antoine Foury, vous savez le célèbre vielleux  de la carte postale très connue !

Depuis son plus jeune âge Henry Foury fils d’Antoine, personnage emblématique de St Sauves est un cousin qu’il a toujours admiré tout d’abord parce ce qu’il habitait ici en ce territoire idyllique, ensuite car c’est avec lui qu’il a fait sa première ouverture de la truite sur la Dordogne et qu’il allait chercher des cèpes dans les bois conseillés par Henri. « C’est devenu mon modèle et, pour moi, bien qu’il ne soit pas instrumentiste c’était un artiste car, de ses mains,  il savait tout faire. Il a toujours vécu dans l’amour et l’admiration de son père. C’était un bon danseur, un homme très vif et très malin me racontait ma grand-mère, sa cousine germaine ».


Chaleil & Foury

Chaleil & Foury


Nicolas Contamine est  musicien professionnel, il a développé dans sa « longère » à l’abri des regards indiscrets, un très bel outil professionnel «  l’Arche de Néo » où il peut tout à la fois jouer sans déranger les voisins, enregistrer dans un agréable studio d’enregistrement avec vue sur la campagne environnante et traiter graphiquement les albums qu’il enregistre. Multi-instrumentiste : piano, batterie, guitare et maintenant cornemuse, c’est à la batterie qu’il gagne sa vie dans la formation Oubéret (rock celtique) et aux claviers dans HorsPhase (Rock/pop 70’). Sa pratique des  musiques traditionnelles du Centre-France à la cornemuse reste sa part d’intimité. « je veux jouer du trad pour le plaisir car quand  on professionnalise une activité artistique, quelle qu’elle soit on perd du plaisir : quand le peintre peint sur commande, même si le sujet lui plaît, il perd du plaisir »

Le premier contact avec une cornemuse…

« Par l’intermédiaire de ma femme, l’association Artense & Mont Dore m’a invité à une soirée où Fabrice Lenormand jouait de la cornemuse et de la cabrette. Ce qui m’a surtout marqué à cette première soirée c’est l’esprit, c’était vraiment familial au sens de la convivialité et du mélange des générations. Donc, sans connaître personne, j’ai rapidement lié conversation notamment avec Christophe Courtens qui est venu chez moi peu de temps après. Je l’ai enregistré dans le cadre d’un album rock du groupe « Pochette surprise » où j’ai utilisé des sons de cornemuses et c’est ce jour là qu’il m’a mis sa 16 pouces (une Durin) dans les mains. Dans la seconde, j’ai su que non seulement j’en jouerai mais aussi que j’en fabriquerai, ça ne s’explique pas.  Je l’ai prise, j’ai fait d’autant plus de couacs qu’à part la flûte à bec pratiquée au collège, je n’avais aucune pratique des aérophones. En tant que passionné de musique, de bois, de bricolage et d’histoire liée à ces instruments, j’ai décidé à ce même instant , d’en faire, même si ça  doit toujours être des « clous », n’est pas Bernard Blanc qui veut !

Je suis partie de zéro, le soir même je recherchais tout ce qu’il y avait de disponible sur internet concernant la facture instrumentale : les outils, les matériaux, les incrustations… et  le jeu. Cette quête a été une véritable obsession, jour et nuit, tous les jours, je n’avais que ça en tête (encore aujourd’hui d’ailleurs).

La première nécessité fut de trouver un tour à bois, j’en parlais à tout le monde et j’ai fini par en dénicher un pour 200€ que j’ai entièrement refait.  J’ai donc découvert le tournage, la perce, d’abord celle des bourdons, puis j’ai acheté d’autre matériel pour les perces encore plus longues…. Enfin, je fabriquai mes premiers alésoirs. En même temps, les 3 premiers mois j’ai appris à jouer de la cornemuse comme un fou sur une cornemuse 16 pouces prêtée par Christophe Courtens. J’en ai profité pour lui prendre les côtes, la mesurer, l’observer….Très vite j’ai fait un stage d’anchage avec B.Banc. C’était ma première immersion totale : en tout et pour tout, je savais monter la gamme, j’avais fait quelques exercices de la méthode Boulanger* et je ne connaissais qu’une seule mélodie ! C’est à ce stage que j’ai rencontré Raphaël Jeannin à qui j’ai passé rapidement commande d’une cornemuse.

Etat des lieux aujourd’hui …

Depuis 4 ans j’ai fabriqué pas mal de cornemuses mais je tiens à préciser que cela ne sera jamais pour moi une source de revenus… tant que je ne serai pas capable de faire des instruments irréprochables, du moins en conformité  avec l’idée que je m’en fais. Comme je suis vraiment un amoureux des cornemuses, jusqu’à présent j’ai surtout fonctionné sous forme d’échanges contre un  biniou Kozh, une gaïta… J’en ai aussi fourni aux membres du groupe dans lequel je joue : Oubéret .

L’année prochaine je vais prendre des cours de cabrette avec Jean-Claude Rocher à Champs sur Tarentaine.

Pour l’instant, je joue de temps à autre avec Patrick Coulais à la vielle, une flûte traversière et des percussions, du « néo trad » c’est à dire une musique inspirée de groupes comme ceux de Grégory Jolivet ou Cosmic Drone

Comme je n’ai aucune culture dans le domaine des musiques traditionnelles, j’écoute de tout, surtout dans mon camion car je suis constamment sur les routes, j’ai beaucoup écouté Ivan Karvaix ces derniers temps : j’adore !

En fait, ma passion pour la facture instrumentale conditionne mes écoutes en fonction de l’intérêt que je porte à telle ou telle cornemuse. J’ai eu ma période chabrette, cabrette avec chaque fois l’écoute de collectages car ça réveille en moi les images noir & blanc que nous avons des anciens musiciens. Chaque fois, au regard du niveau musical, ça me met une claque et je réalise combien déjà tout a été dit et si bien dit ! Respect !

Pour en savoir plus…

https://lafeuilleamta.fr/?p=8272

http://www.ouberet.fr/

http://www.myspace.com/ouberet

http://www.myspace.com/archedeneo

http://www.myspace.com/horsphase

* méthode d’apprentissage de la cornemuse « Jouer de la Cornemuse » de Bernard Boulanger

Pour marque-pages : Permaliens.

3 Commentaires

  1. Ça c’est un bon cru !
    Un article aux couleurs et au reflet du personnage.
    Merci
    Charel.

  2. salut nico, c’est domi ,l’ex mari de tahiana ,bravo pour toutes ces avancées ,j’étais avec gégé et la miche samedi à l’indian saloon ,un pote à moi qui passait ,on a parlé de toi,voilà je voulais vous faire un coucou en attendant de passer ,bises à marie et aux deux petits je crois…..

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