Rachel AVERLY – Coquelicot

Rachel AVERLY

Coquelicot

Musique à danser du Centre France

 

Coquelicot : nous n’avons pas pensé à demander à Rachel pourquoi elle avait choisi ce titre. Est-ce parce que cette fleur est symbole de vie, de joie, de plénitude, de bonheur ? Est ce parce que dans le langage des fleurs le coquelicot incarne « l’ardeur fragile » ? Est ce simplement parce que c’est une fleur délicate à l’apparence frêle qui lui ressemble ? Peut-être tout cela à la fois, la passion en plus !

Coquelicot est donc un C.D de Musique à danser à la flûte traversière, en solo très majoritairement.

Faut-il en avoir du culot pour se lancer dans une telle entreprise ! Un défi auquel elle se confronte régulièrement en bal et dont elle a décidé de laisser une trace enregistrée parue cet été, la saison où les coquelicots forment de grands tapis colorés visibles de très loin dans les champs où on les laisse pousser !…

Polka du père Ladonne – Badinerie – Polka de Chavy
Polka du père Ladonne – Badinerie – Polka de Chavy

 

 

 

Zonzon
Zonzon

 Rachel, en quelques mots, peux-tu te présenter ?

Je suis née en 1975 au Sud de la Bourgogne. J’habite le Bourbonnais depuis maintenant 14 ans.
Et je suis une passionnée de la musique en général, de la musique à danser en particulier, et de la danse.

Comment es-tu venue à la musique ?

Enfant, j’ai grandi dans une famille de non musiciens au départ (mon père s’est mis à l’accordéon diatonique quand j’avais environ 7 ou 8 ans je pense), mais où l’on écoutait beaucoup de musique. Et du plus loin que je me souvienne, très jeune déjà, je cherchais des airs à l’oreille (et avec un seul doigt au début ! ! !) dès que je croisais un piano quelque part, je sifflais et chantais tout le temps. On écoutait Brel, Brassens, Ferré, Simon & Garfunkel et Leny Escudero, mais aussi pas mal de musique trad, mes parents ayant mordu au revivalisme lorsque j’avais 5 ans, au début des années 80.

Flûtiste : qu’est ce qui t’a donné envie de le devenir ?

Je me pose toujours la question… ! ! ! Tout ce que je sais, c’est qu’une flûte traversière dormait dans un placard chez mes grands-parents paternels, ayant servi à une de mes tantes quelques 12 ou 15 ans plus tôt. Entrée au collège, dès que l’on a commencé à se servir de la flûte à bec, j’ai recraché tous les airs folk que j’avais emmagasinés dans ma petite tête. Puis, en fin de classe de quatrième, j’ai eu l’envie tenace d’apprendre la flûte traversière. Je n’ai aucun souvenir de l’élément déclencheur. J’aime cet instrument, et je crois qu’il me correspond bien, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est jouer de la musique, et je pense que ça aurait pu être n’importe quel instrument, surtout mélodique.

Quels musiciens t ont inspiré (t’inspirent) ?

Mes parents ont beaucoup écouté Marc Perrone quand j’étais enfant, c’était pour moi un peu une sorte d’idole. Et puis on écoutait les premiers disques de la Chavannée. J’ai beaucoup été imprégnée aussi de la musique du groupe « Y’a pas de Raison » (Michel Nioulou, Gilles Lauprêtre, Daniel Vacheresse entre autres), groupe de ma région natale.

En ce qui concerne la musique à danser du Centre France et son style, n’ayant pas de modèle à la flûte dans ce répertoire là, j’ai forgé mon propre jeu au contact des musiciens qui m’entouraient ou que j’écoutais en disques, qui sont surtout des vielleux et des cornemuseux : Philippe et Fabrice Besson au départ, puis Frédéric Paris et les musiciens de la Chavannée, Gilles Chabenat, Philippe Prieur…

Pour la flûte, une de mes références aujourd’hui est Jean-Michel Veillon, dont j’admire le jeu si expressif et rythmé.

Et puis il y a mes compagnons de bœufs, comme les trois garçons du groupe Shillelagh (du Nord), Benoit Guerbigny, Martin Coudroy, Daniel Detammaecker…

Comment t-es-tu lancée dans l’aventure du solo ? Quelles en sont les contraintes & les avantages ?

J’ai commencé ce bal en solo alors que je faisais encore partie de la Compagnie Besson. Peut-être un défi que je me suis lancée, et un besoin d’exister par moi-même…

Evidemment, ça peut être l’occasion de grands moments de solitude, lorsque la salle n’est pas très réactive, ou bien lorsque j’ai une irrépressible envie de rire ou d’éternuer (en jouant de la flûte, ça ne fonctionne pas… !). Ca demande d’être vraiment là pendant une heure et demie, avec une attention constante, et l’énergie nécessaire !

Mais c’est surtout une formule que j’adore et que je trouve même souvent assez jubilatoire ! On mène la barque de son bal comme on veut, en faisant ce qu’on veut quand on veut, en temps réel.
C’est une super expérience je trouve, qui m’a apporté beaucoup, et qui ne peut qu’enrichir mon travail en groupe (évidemment, j’adore jouer en groupe aussi !).

Comment définirais-tu ta musique ?

C’est difficile de parler de sa propre musique… Eh bien je mets un point d’honneur à ce qu’elle soit vraiment au service de la danse. Je pense qu’elle est rythmée, cadencée, assez joyeuse en général. On me dit souvent que c’est doux et énergique à la fois.

Comment s’est passé l’enregistrement ?

Super bien ! Ca aussi, c’est une expérience sacrément enrichissante… Ca n’a pas été simple à chaque instant, mais globalement ce fut très agréable et intéressant. Aurélien Tanghe et Gabriel Lenoir m’ont accompagnée tout au long de la préparation. On a toujours besoin d’une oreille extérieure, et de conseils. Leur soutien et leur suivi ont été d’une importance capitale, et je les en remercie ! Aurélien est un talentueux ingénieur du son, et je voulais depuis le début que ce soit lui qui soit derrière les manettes. Pour l’enregistrement, on a pris le temps, une dizaine de jours en deux fois, et  les choses ont évolué et se sont affinées au cours de ces 10 jours, même si je m’étais bien préparée.

Quels sont tes projets à court & long terme ?

Continuer à faire tourner ce bal solo, et à animer des stages de flûte.

Et puis, cela me tient à cœur, monter un duo ou trio avec un instrumentiste harmonique. J’ai terriblement envie de refaire du bal à plusieurs, après quelques années de solo quasi exclusivement. Cela me manque !

Je joue aussi dans un groupe qui s’appelle Bal Mus’art, (quatuor à cordes + flûte traversière, avec un maître à danser), avec qui nous faisons des danses des salons bourgeois parisiens de la fin du XIXème / début du XXème siècle (quadrilles, valses, polkas, mazurkas…). On a monté ce groupe il y a 1 an et demi, et on a l’intention de développer les stages et les bals. C’est un autre style, mais toujours de la musique à danser, que je trouve réjouissante !

Quels sont tes meilleurs souvenirs en tant que musicienne ? Pourquoi ?

Il y en a beaucoup !

Un des plus anciens dont je me souvienne date de ma période de collège. Je chantais dans la chorale, et tous les ans nous allions à une rencontre de chorales au théâtre de Mâcon. C’était quelque chose qui me remplissait de joie et m’émouvait chaque année, d’être au milieu de ce grand chœur, dans cet immense théâtre, sur une belle scène, avec des immenses coulisses dans les quelles on se perdait… ça me faisait rêver !

Sinon, je pense que parmi les meilleurs souvenirs, beaucoup sont des moments de bœuf. Des moments magiques de rencontres musicales qui fonctionnent toutes seules et qui arrivent lorsqu’on ne s’y attendait pas. C’est exactement ce qui s’est passé avec Gabriel et Aurélien, et Benoit (Guerbigny) que j’ai rencontrés à Gennetines l’hiver 2003,  et avec qui on a boeuffé toute une après-midi. Je garde un souvenir réjoui de ce moment là !

Des moments magiques de bal aussi, comme ce jour où j’entamais un morceau (une valse ? Je ne sais plus…), et j’ai entendu le brouhaha de la salle devenir murmure puis quasi silence, tous les danseurs ou presque étaient sur la piste et l’on n’entendait plus que le bruit des pas qui glissaient sur le parquet. Il y avait une qualité d’écoute incroyable, c’était très beau, j’étais super émue et j’ai même failli m’en arrêter de jouer de surprise…

Tous ces bals où il y a une ambiance du tonnerre dans la salle, et où j’ai envie de donner tellement aux danseurs qui me donnent beaucoup en retour, cet échange me comble.

Il y a eu aussi la création de Gilles Chabenat à St-Chartier en 2000. Le travail avec Gilles et toute la troupe, pour ce concert sur cette grande scène mythique.

Et tant d’autres encore…

Écoutes tu beaucoup de musique ? La(les)quelle(elles) ?

Oui, j’en écoute beaucoup. C’est assez varié. J’écoute beaucoup de musique « trad », qu’elle soit du centre, d’ailleurs en France, ou du reste du monde.

J’écoute aussi pas mal de musique baroque, sonates et autres. J’adore la viole de gambe et tous les instruments anciens qui vont avec. Et puis de la musique symphonique.

De la chanson française aussi, que ce soit celle qui a bercé mon enfance, ou bien des chanteurs un peu plus récents.

Bobby Lapointe, que je chante à tue-tête avec le disque. J’adore !

Et puis j’aime découvrir des nouvelles choses !

Le mot de la fin…

La musique et la danse font partie de ma vie et y prennent une grande place. Je suis ravie de continuer à découvrir des musiques nouvelles, apprendre de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et participer à de nouvelles aventures musicales !

José Dubreuil


Contact : rachelaverly@club-internet.fr. 04 70 66 17 92 / 06 99 56 62 28

 

C.D Disponible auprès d’Auvergne Diffusion 4 ter rue Danchet. BP 169, 63204 Riom Cedex – www.auvergnediffusion.fr 04 73 64 60 04

Ref. BEMO – 39. 15€

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