« Les Maurissonnes »

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« Les Maurissonnes »

La Voix des chemins de faire

 

Elles sont trois : Joëlle Cognet, Elisabeth Bouchard et Martine Robert, d’âge et d’horizons différents, à monter sur les estrades des bals trad pour faire sonner et résonner les voix de celles et de ceux qui leur ont transmis du répertoire… Mais pas seulement : leur plaisir, c’est de vibrer toutes les trois ensemble en tissant, pour la plupart du temps, leurs propres polyphonies .Pourquoi « les Maurissonnes »? Elles aiment faire sonner « Le Maurice », leur chanson fétiche.

L’atelier des mécaniques vocales

Les rouages de la chanson n’ont plus de secret pour les trois amies qui se sont rencontrées au sein des grands fourneaux de l’association Les Brayauds.

Avant tout bénévoles de l’association, Joëlle et Martine décidèrent de suivre les ateliers de chants encadrés par Didier Champion ou Jean-Louis Deygas. Puis en 2004, elles se retrouvèrent, rejointes par  Elisabeth  un peu plus tard, au sein de l’atelier régulier des « Voix’là »,  encadré par Joëlle. C’est ainsi que chanteurs et chanteuses animèrent chaque mois les repas précédant les bals avec des chansons à répondre. Parallèlement, le Service Universités Culture de Clermont-Ferrand proposa, en collaboration avec l’AMTA, l’atelier « Traces de Chanteurs » mené par André Ricros. Les méthodes d’André  marquèrent Joëlle : « Il nous a forcé à devenir de vraies chanteuses : je me revois chanter La Belle Au Jardin d’Amour   toute seule, à nu. Ce fut une révélation pour moi ». A Martine il donna l’envie de chanter en plus petites formations.

Après ce déclic tout alla très vite : les chanteuses participèrent à davantage de bals, de concerts : notamment ceux de Noël, à Saint-Bonnet Près Riom. En 2009, le festival des Quatuors de Loubeyrat  donna naissance  aux « Polysonnes »: Joëlle Cognet, Martine Robert, Elisabeth Bouchard, Sophie Sautot, et Marie-Thérèse Bach.. Après quelques bals, soirées chants aux «  Volcaniques », concerts de Noël ou de Reveillez dans le cadre des Brayauds, le groupe  mua pour devenir un quatuor avec Peggy Lacroix, puis la formule actuelle en trio : « Les Maurissonnes ».

 

Sur les rails du trio

Pour les trois chanteuses, cette formule  leur permet facilement de se connaître et de choisir les bonnes directions afin d’atteindre un bon équilibre de voix. Après avoir sélectionné des textes ou des mélodies, elles se retrouvent et essayent d’y mettre leurs voix. Au fur et à mesure des répétitions, des contrechants et des arrangements s’immiscent dans leurs interprétations, et, pour ne rien en perdre, elles enregistrent tout. Puis elles élaguent, retaillent, afin d’obtenir la structure idéale. Ce qu’elles cherchent, c’est l’instant où les trois voix se croisent, le point de rencontre qui va nous faire frissonner.

« Quand ça frissonne, c’est que c’est bon ! » nous souffle Joëlle.

La locomotive du bal

Le son, elles l’ont depuis longtemps dans la tête… L’envie de chanter pour la danse aussi ! Mais  il n’était en rien facile de s’imposer au sein de l’association.

Joëlle commente : « Nous chantions depuis longtemps aux  bals, mais par terre à côté de la sono, pendant les changements de plateaux. C’est Bernard Quinsat qui nous a convaincu de monter sur scène ». Depuis pas de bal sans interplateaux !

Les Maurissonnes ont co-organisé depuis trois ans une soirée spécialement dédiée aux chants de concert et chants à  danser lors de l’ouverture du festival « Les Volcaniques ». L’énergie du bal les lance et voir les gens danser sur ce qu’elles chantent les ravit. Pour elles, c’est l’accomplissement de leur long chemin vers l’acceptation du chant comme puissant moteur de musique à danser. « Il y a quelque chose qui circule, une vraie interaction », comme dit Elisabeth qui ne retrouve pas la même puissance dans l’ambiance du concert où l’attention est plus portée par l’émotion et les textes.

Dans les valises aux chansons

A leur répertoire, beaucoup de vieilles chansons de passage, entendues au cours d’ateliers, de stages, de rencontres ou de recherches dans les fonds sonores de l’AMTA  ou des Brayauds: parmi leurs sources préférées, la collecte d’Achille Millien principalement, mais aussi des chansons de Louise Reichert, Virginie Granouillet, ou Elie Panouillère pour le local. Des Noëls aux complaintes en passant par les chansons coquines, Elisabeth précise la démarche : « dans un premier temps on choisit des textes qui nous parlent, puis on essaye de les raconter à notre manière, et de les mettre en relief avec la polyphonie. »

Depuis longtemps Joëlle aime composer s’inspirant de thèmes plutôt traditionnels, quant à Martine elle commence seulement sur des thèmes actuels.

Contact : Les Brayauds 04 73 63 36 75

 

 Romain Maurel dit Wilton

 

 

 

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