Rencontres Nationales Clermont-Ferrand 20 & 21 juin

Retour en images sur les rencontres Nationales musiques traditionnelles et cultures de l’oralité : Quels enjeux pour demain ?
Les 20 & 21 juin à la maison de la culture de Clermont-Ferrand se sont déroulées deux importantes journées de réflexions, débats et productions artistiques. Elles feront date !
Aucun intervenant n’a raté son train, aucun désistement pour cause de maladie, le piano de julien Padovani était parfaitement accordé…bref tout s’est passé comme prévu !
Pas tout à fait quand même…le parquet de bal du dimanche soir était beaucoup trop petit pour accueillir les 700 personnes venues danser au son de Komred & Ciac Boum ! Une vraie réussite qui a enthousiasmé tous les partenaires (Coopérative de Mai, Ville de Clermont-Ferrand, DRAC & Conseil Général) qui ont promis de récidiver l’an prochain.

La recherche ethnologique au cœur des problématiques contemporaines


RechercheAnaïs Vaillant jeune ethnologue aux côtés de Daniel Fabre directeur de l’école des Hautes Etudes en Sciences Sociales et Bernard Lortat-Jacob musicologue et ethnologue fondateur du bureau des Musiques Traditionnelles au Ministère de la Culture au début des années 80. (1980, bien sûr !)

Définitions « Patrimoine Culturel Immatériel », « Cultures de l’Oralité”,   interactions entre recherche ethnologique et société contemporaine,  musiques de frontières / musiques de l’exil,. ..de tout cela il a été question.

L’artiste dans la société : recherche, création, transmission –

La « réappropriation », démarche inter-esthétique et pluridisciplinaire

réappropriation

De gauche à droite : Christophe Rulhes : anthropoloue , musicien-performer ; Joan-Frances Tisner : musicien, compositeur ; Nadège Prugnard : auteur, comédienne ; Eric Montbel : ethnomusicologue et musicien, Eric Roux : animateur , journaliste.

Une table ronde qui a permis une rencontre au plus près des démarches de création d’artistes aux parcours très divers. Ces témoignages d’expériences croisés ont donné du grain à moudre à une réflexion à mener par les artistes de toutes les disciplines face à leur matériau d’inspiration et de création.

Guitton geraud

Extrait de « Putain de Route de campagne » de Nadège Prugnard par Jean-Luc Guitton et Géraud Bastar Des archives à la scène

Des archives à la scène…

Par quels procédés peut-on s’approprier le matériau issu de la tradition orale ? Quel accès doit-on privilégier, quelles mesures doit-on prendre pour le démocratiser ? Entre interprétation d’archives papier et numérisation d’archives sonores, de nombreuses méthodes sont à l’emploi.

Archives

De gauche à droite : Didier Veillault, directeur de la Coopérative de mai, Eric Desgrugillers, artiste et responsable des archives sonores de l’AMTA, Rémi Farrault du groupe Ultrazook.

Former l’artiste citoyen : enseignement artistique et transmission de l’oralité

 L’oralité de ces matériaux musicaux implique une méthode spécifique d’apprentissage. Ainsi différentes visions de la pédagogie nourrissent de longue date les expériences menées pour la transmission des cultures de l’oralité, jusqu’à faire naître des programmes expérimentaux qui aujourd’hui font référence dans le domaine de l’enseignement musical comme la « Kreiz Breizh Akademi », et participe à la construction de liens nouveaux entre l’artiste et la société.

Accueil formation

De gauche à droite : David De Abreu : directeur de l’AMTA, Dominique Daron : musicien, conseiller pédagogique départemental en éducation musicale ; Erik Marchand : musicien, collecteur, formateur ; Françoise Etay : musicienne, professeur responsable du département de musiques traditionnelles du CRR de Limoges ; Eric Champion : musicien et formateur

 

Enfants

Olivier Gitenait et deux jeunes élèves jouant des cornemuses de sa fabrication

Ré-enchanter les territoires pour mieux vivre ensemble

Pour débuter l’après-midi le public s’est installé sur scène pour un accueil sonore des “Transports Tisnèr S.A”, puis Michel Gaillot, philosophe et André Ricros nous ont invité à la réflexion sur l’art d’être de quelque part…

Pascale Bonniel-Chalier a ensuite introduit le débat sur les cultures de l’oralité comme réponse aux problématiques territoriales qui a rassemblé Danielle Auroi (Députée), Nicole Rouaire (Vice-Présidente du conseil Régional chargée de la culture) et Sondes El Hasidhi (représentante de la ville de Clermont-Ferrand).

La prise en compte des cultures de l’oralité comme « perles rares » des territoires (source d’innovation dans les domaines de recherche, de la création, de la pluridisciplinarité et de la pédagogie) pour répondre à deux enjeux fondamentaux: le mieux vivre ensemble et le développement des
territoires. Que faire pour intégrer ces démarches au coeur des programmes des élus au niveau local ?

Pour nous amener à la conclusion, Sekkelaar Road nous a entraîné dans un road-movie poétique sur le rapport de l’homme à la rivière de sa terre natale…

david Jean raymond pascale

De gauche à droite : Pascale Bonniel-Chalier : enseignante Université lumière lyon 2 ; Raymond Amblard : Président de l’AMTA ; Jean Frébault : Vice-Président de l’AMTA & David De Abreu : directeur de l’AMTA

Pour marque-pages : Permaliens.

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